Minuit depuis toujours

 

Il est minuit depuis toujours
Et tout le long du jour,
Seule à y croire, je guette le retour
De cette aurore oubliée…

Car la nuit a changé trop vite les étoiles d’or
En croix de fer noyées de volutes pessimistes,
Mon cœur de glaise est aux ha gués

Il est minuit depuis toujours,
Et je galope à perdre haleine,
Suivant mon espoir au long court,
Impertinence sur humaine…
Impertinence sur humaine…
Devant cette vaste marée noire
Qui me susurre le souffle court,
Il est minuit depuis toujours, Il est minuit depuis toujours.

Il est minuit depuis toujours…
Je ne suis plus qu’une ombre inachevée,
Je peins en braille sur les murs noirs mes arabesques illusoires,
Qui dégoulinent sur mes mains, sous le regard du genre humain,
Devant l’indifférence amère de ces consciences meurtrières,
Qui me susurrent, le souffle court,
Il est minuit depuis toujours,
Baisse les bras, tout est fini, il est trop tard, il est minuit,
Il est minuit depuis toujours, il est minuit depuis toujours…